07 mai 2011

De l'eau pour les éléphant de Sara Gruen

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Résumé

Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur " plus grand spectacle du monde ". Embauché comme soigneur, il va découvrir l'envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l'éléphante que nul jusqu'alors n'a pu dresser, dans un improbable trio.

Mon avis

J'ai beaucoup entendu parler de ce livre dernièrement, nottamment à cause de son adpatation au cinéma, et par les très bonnes critiques que j'ai pu lire du livre. Cependant, ... mon avis est plutôt mitigé.

Jacob Jankowki est un nonagénaire qui vit en maison de retraite, et l'arrivée d'un cirque près de l'hospice va lui faire remonter une vague de souvenir.

Des deux Jacob (le jeune et le plus âgé), c'est le vieux Jacob qui m'a le plus touchée. Sa vie en maison de retraite, son sentiment de ne plus être considéré comme une personne, sa famille qui se relaie pour venir le voir, et il ne se souvient même plus d'eux. Sara Gruen dépeint un portrait de la vieillesse assez émouvant. Heureusement pour Jacob, une infirmière, Rosemary, se prend d'affection pour lui et va lui redonner la sensation d'être vivant.

En ce qui concerne le jeune Jacob, il plonge dans la vie tête baissée, suite au décès de ses parents, il est seul, il doit faire face. Je l'ai trouvé assez passif comme personnage, pas assez de réactions suite à la maltraitance des animaux, malgré tout il n'hésite pas à risquer sa vie pour cacher un ami dans le train. Son histoire avec Marlène est, elle aussi, assez déçevante, pas assez de passion, de danger, et le dénouement est beaucoup trop rapide par rapport à la longueur du livre.

De même, la relation avec Rosie, l'éléphante, est assez limitée. Je m'attendais vraiment à une relation entre l'homme et l'animal, ce n'est pas vraiment le cas.

Par contre, je me suis prise d'affection pour Walter, un nain, un artiste, qui est très bourru au début, mais qui se révèle être un personnage bienveillant et attentionné. De toute façon, une personne qui aime un chien comme lui aime sa Queenie, ne peut pas être vraiment mauvais.

Auguste quant à lui est un personnage à double facette, Jean qui ri et Jean qui pleure, mais quand il est dans un mauvais jour, il devient êxtrement violent envers hommes et animaux, ce qui n'a pas manqué de déclencher des vagues de haine en moi à ces moments là.

En bref, Sara Gruen nous fait découvrir la vie du cirque pendant les années 30, avec des différences de traitement selon les classes sociales (ouvriers et  artistes), les difficultés de la vie d'un itinérant, la vie des animaux et les maltraitances subies, le fait que les personnes âgées ou inutiles étaient jetées du train en marche. Mais il ne faut pas faire de ce modèle une généralité pour l'époque, car, à priori, la vie au cirque Barnum était totalement différente de celle chez les frères Benzini.

Citation

"C'est cruel l'âge. Au moment où vous commencez à vous débrouiller dans la vie, il vous prive de vos jambes, vous rend bossu. Il vous inflige des douleurs, vous brouille les idées et répand sournoisement le cancer à l'intérieur de votre épouse."

Ma note 3/5

Posté par GraziellaG à 07:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur De l'eau pour les éléphant de Sara Gruen

  • j'ai adoré ce roman

    Posté par pom', 08 mai 2011 à 14:43 | | Répondre
  • C'est la sortie du film qui m'a tout d'abord interpellée, mais en lisant ton billet je m'aperçois qu'il n'y a rien d'extraordinaire. Donc je passe sur cette lecture

    Posté par Christine, 11 mai 2011 à 08:57 | | Répondre
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